La marche afghane


La marche afghane repose sur la synchronisation de la respiration avec le rythme des pas.
L'exercice de base est le suivant
: l’inspiration se fait de préférence par le nez sur les trois premiers pas,
puis on suspend la respiration poumons pleins sur le quatrième.
L’on expire ensuite sur les trois pas suivants avant de suspendre son souffle poumons vides sur le huitième et dernier temps.
Cette cadence, et le maintien ou non d'un temps d'apnée, peuvent changer suivant la difficulté du terrain et la capacité respiratoire.
En comptant durant tout le processus ou en prononçant une phrase positive du nombre de syllabes correspondant,
le marcheur met son mental au repos et permet à son esprit d'être présent à ce que fait son corps.
Ce dernier reçoit une importante quantité d'oxygène, ce qui stimule la circulation, repose le coeur et accroît l'endurance.
Ce cheminement conscient se veut être une pratique éminemment régénératrice, une source d'énergie et une forme de méditation à part entière !


Le principe de la marche afghane s'adapte à n'importe quel rythme de marche, qu'il soit lent ou rapide.
Il suffit simplement de caler son souffle sur ses pas, quelle que soit la cadence.

Personnellement, je ne l'applique pas en permanence. Lorsque c'est le cas, je module la longueur de mes pas et leur nombre en fonction du terrain.
J'inspire par le nez, mais je vide mes poumons par la bouche. Le temps d'apnée peut être supprimé.
Cependant, il est préférable de le conserver, car il est très bénéfique.

Sur les chemins, en dehors de la marche consciente, je veille à développer d'autres attitudes et occupations.
Je m'efforce de solliciter tous mes sens en m'attardant sur la perception.
Par exemple, je regarde une fleur en m'intéressant dans le détail à toutes les parties qui la composent.
Ou j'écoute le chant d'un oiseau en tentant de l'imiter au plus juste. Je pose la main sur les arbres ou sur les pierres.
Je me livre souvent à des rituels olfactifs ...

Je médite, je prie, je chante, je me parle tout haut.
Quant aux pensées qui s'invitent dans mon esprit, je les laisse passer en essayant de ne retenir que les plus positives.

Viennent une émotion ou un ressenti que je désire partager, je les formule aussitôt
avant d'en enregistrer la production sur mon dictaphone avec l'objectif de la transcrire le soir sur le site.

Je n'hésite pas à entrer en contact avec toutes les personnes rencontrées autant que faire se peut.
Et bien sûr, je savoure ce simple plaisir : être attentif à tout ce qui se passe autour de moi et en profiter !


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